Les Instituts de recherche en santé du Canada (
IRSC) ont dévoilé le 9 mars les noms de 18 journalistes canadiens qui couvrent le secteur de la santé et qui se partagent 300 000 $ de bourses offerts par l’organisme.
Pour le Dr Ian Graham, vice-président à l'application des connaissances aux IRSC :
Les communications de ce genre sont essentielles pour transmettre les résultats de la recherche en santé aux Canadiens et approfondir le dialogue entre les chercheurs, les praticiens et les patients. (
Communiqué)
Soulignons que les bourses en journalisme des IRSC visent à satisfaire la demande pour une plus grande couverture médiatique de qualité des questions liées à la recherche en santé et à augmenter le nombre de journalistes spécialisés qui s'intéressent à ces questions.
Disons-le, les journalistes qui couvrent le secteur de la santé font, dans l’ensemble, un bon travail. Ils doivent expliquer des enjeux souvent complexes, dans un langage accessible, alors que la couverture médiatique du secteur est plus souvent
marquée par les crises et les pénuries de ressources. D'autant plus que la crise que traversent les médias a un impact marqué sur l’offre médiatique, sinon sur la qualité de la couverture du secteur.
Dans ce contexte, imaginez maintenant la difficulté pour un centre de recherche, un chercheur, de générer une couverture médiatique sur des questions liées à la recherche en santé. Un impératif qui est également
économique, car de plus en plus d’organismes subventionnaires intègrent la communication à la population parmi les critères pour obtenir un financement à la recherche. Une communication qui passe nécessairement par les médias de masse, mais pas exclusivement par eux. Des plateformes de communication comme les blogues peuvent contribuer à rendre la science plus accessible.
Mais encore faut-il que les chercheurs apprennent à vulgariser davantage les résultats de leur recherche. Donc, si je travaille pour une association en prévention du suicide par exemple, et qu’un journaliste me contacte pour des commentaires concernant une recherche en lien avec le suicide et sa prévention, je devrais être capable de traduire l’impact des résultats de sa recherche sur mon secteur d’activité dans des termes simples. Tout cela avant l'heure de tombée. Si je suis dans l’incapacité de le faire, le centre de recherche devrait me fournir les outils nécessaires, car à titre de partie prenante (i.e. Stakeholder), j’ai la capacité d’agir comme un multiplicateur et contribuer à générer une couverture médiatique.
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